Comment faire naître ou entretenir, chez mon amant marié, de vrais sentiments amoureux à mon égard, me demandait dernièrement une amie.
L’homme marié tisse des liens profonds avec son épouse. C’est un sentiment d’amour profond qui le conduit à devenir affectivement dépendant.
Mais la sexualité perd en intensité : la réalité quotidienne à gérer est corrosive. (J’ai conscience que j’enfonce des portes ouvertes!).
Alors une maîtresse semble devenir indispensable à l’équilibre d’un séducteur qui a un besoin vital d’être attractif et désiré. (Mesdames n’épousez jamais un séducteur ! “
Mais il n’y a qu’eux qui soient attirants !” me dites-vous ?… Bon, alors c’est l’impasse, je vous le concède !)
La maîtresse a une fonction essentielle : donner du plaisir, dans le secret et la complicité; et surtout lui faire oublier ses devoirs, ses responsabilités de gestionnaire familiale. Il a besoin de rêve, de total abandon, de totale expression sensuelle, et pourquoi pas de défoulement « viril », cet homme-là.
Si sa maîtresse lui réclame des sentiments, il se sentira d’un seul coup très coupable en pensant qu’il donne à une autre que son épouse, une partie du capital “d’amour” qui lui revient. Et ça, c’est très angoissant pour lui ! Son plaisir sera donc miné. La légèreté s’envolant, son désir pourrait battre de l’aile.
Ceci dit, il faut savoir que toute sexualité et connivence, surtout si ça fonctionne bien entre eux, génèrent des sentiments. (Et oui, il est difficile de croire qu’il n’y a que le cul, dans une relation aussi brûlante soit-elle!) Pas les mêmes sentiments que ceux que l’on a à la maison (sentiment “d’aimance” !) , d’autres où la sexualité est primordiale (sentiment amoureux).
Comment dans ce contexte faire naître et entretenir, chez son amant, de vrais sentiments amoureux ?
Ce qu’il ne faut jamais faire : se plaindre, réclamer, faire des reproches… C’est radical pour tuer le désir ! A l’hôtel, tout comme au foyer conjugal. Quelque soit l’émetteur ou le destinataire des reproches !
Ce qu’il faut faire : ne pas trop encenser du regard son amant, ne pas lui laisser croire qu’il est le plus beau, le plus intelligent, le plus attirant car il se laisserait aimer en toute sécurité.. et se contenterait d’être égal à lui même : l’homme désiré !
Les sentiments ne se décrètent pas ! Ils sont là ou non. S’ils sont là : ils peuvent se manifester à coeur ouvert, en demi-teinte ou rester silencieux… pour ne pas se mettre en porte-à-faux.
J’ajouterai, en dernière analyse, qu’une maîtresse est heureuse tant que son “statut” de maîtresse et le plaisir qu’elle en retire lui conviennent. Le jour où elle en voudra plus, par exemple vivre son amour au grand jour, elle fera prendre des risques à son amant et il réagira mal, toujours mal, et alors commencera le temps pénible de la frustration et de l’aigreur.
Tout le monde sait ça… sauf la principale concernée qui se berce d’illusions (que peut-elle faire d’autre ?)… et qui déchantera un jour ou l’autre.
Voilà le scénario d’un mélo classique qui déclenche le rire dans les théâtres de boulevard. Nettement moins drôle, tous azimuts, quand éclate la crise de confiance !
Bon, ceci dit, on appelle cela… comment déjà ? Pulsions ? Alternative à la morosité, à la solitude, à l’ennui, à la dépression… Une action préventive, en quelque sorte !
Demain j’analyse la relation de la femme mariée avec sont amant célibataire ! Je rigole ! ! !
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Ah ! Qu’en termes galants, ces choses là sont dites…
On sent le vé-Q … Bravo l’Artiste !
Pour aller dans le sens de Bernard, celui du plaisir sans remord, j’aime quant à moi séparer les genres et les fonctions. Si je suis le Désiré (voir la pièce de Sacha Guitry…) je me garde bien d’être la Victime de mes horizontales (celles qui bouchent l’horizon ? Ou le libèrent ?). Mon garde fou est mon épouse (bien pratique, ça !).
La femme dites “légitime” (dans nos contrées, glissant heureusement, inch’Allah, vers la polygamie) peut en effet jouer le rôle de Sauveur (= Triangle de Karman… attention !) puis jouer au Persécuteur, à la Gardienne du Temple conjugal, des “bonnes” moeurs, donc des “Valeurs bourgeoises”. Remettant dans le Droit Chemin, le petit Galopin (pas de jeu de mots je vous prie).
Voir, en illustration (ça ne nous rajeunit pas) Mamie Eisenhower, retenant son mari par la queue lorsqu’il voulait retrouver sa secrétaire. Ou Hillary Clinton, offrant des stylo à son mari, ou votre voisine, Madame, oui, celle qui ferme les yeux sur vos frasques… Qui rendent votre mari plus charmant…
Car il faut distinguer “maîtresse” et “bon coup” en passant (avec la repasseuse ?), l’épouse, apparemment soumise, voire flattée de la vigueur de son mari érotomane, reprenant la main (dans la culotte) de celui qui faisait le Zouave, pour lui remttre la corde au cou.
Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Par quel amour blessée, vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée… etc…
Vertige et/ou Racine de l’Amour ? Bashung et Racine, même combat ?
Tu m’fais tourner la tête…. Allez, venez Milord… A quoi ça sert, l’Amour … ? Que m’importe, si tu m’aimes, je me fous du monde entier…
En amour, on y revient toujours, à la Môme Piaf ! Elle connaît la chanson !
Dommage de vouloir prendre maîtresse pour OUBLIER ses devoirs. Je conseillerai à celui-là de n’avoir AUCUN devoir. De remplacer ses devoirs par des POUVOIRS. S’ il voit la vie par des “je peux” plutôt que par des “je dois” le malheureux comprendra que ses contraintes ne viennent nullement de sa femme mais de sa façon d’appréhender la vie. Avec des “je peux”, il devient un être puissant et libre. Libre de prendre une maîtresse et plus, pour de meilleures raisons que d’échapper à lui-même. Et sa vie amoureuse devient tellement plus enrichissante encore pour tous ceux qui l’entourent.
Dommage pour celui-là de prendre maîtresse à seule fin d’échapper à ses devoirs. Bien diagnostiquer la source du problème. Je lui conseille de remplacer ses devoirs par des POUVOIRS, ses “je dois” par des” je peux”. Il se dote ainsi d’une puissance sans limite. Il comprendra que ses contraintes ne viennent pas de sa femme mais de sa façon d’appréhender la vie. Et il pourra prendre une maîtresse, et plus, pour de meilleures raisons que d’échapper à lui-même. Devenir un être puissant, se sentir bien dans sa peau et ses proches seront plus heureux.
j’adooooore tes illustrations. Merci!
J’adooore ta fraîcheur d’esprit, cette sensibilité toute en délicatesse et bienveillance.