Le blog Coachazard de Bernard Sananès

28 février 2012

Histoire et fable pédagogiques 18 : La fille de l’horloger

Filed under: COACHaZard Le jeu du Je ! — Jan Widger @ 11:03

La fille de l’horloger
Avait la tête en l’air
Et lui s’agaçait
Lui qui courbait la sienne sur des montres à gousset.
Il aimait les tics-tacs réguliers et les roues dentées.
Elle aimait la poésie, le dessin et les devinettes.
Pendant qu’elle chantonnait et gribouillait
Bref, qu’elle perdait son temps,
Lui s’échinait à enfermer ce dernier
Dans un boîtier.
Un jour, n’y tenant plus, il l’enferma, elle, dans l’atelier.
Tu ne sortiras pas de là
Jusqu’à ce que tu apprennes le métier !

Les mois passèrent, elle devint horlogère
Mais ne souriait plus, ne chantait plus,
Ne jouait plus aux rébus.
Son père s’attrista et la prit dans ses bras.
Ma fille, tu feras ce que tu voudras !
Dès lors ses yeux brillèrent,
Dans un tourbillon, elle joua du crayon
En un éclair, elle devint une joyeuse joaillière
Et leurs affaires prospérèrent.

Moralité : Dans les mailles serrées d’un ordre figé, l’élan retenu, dépérit.

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27 février 2012

Histoire pédagogique 17 : Le bolos !

Filed under: COACHaZard Le jeu du Je ! — Jan Widger @ 16:14

Cette histoire vécue, c’était dans une soirée, il y a bien longtemps. Nous étions trois copains, trois branleurs, trois frimeurs, pas tout à fait sortis d’une adolescence prolongée. Nous avions un certain succès auprès des filles. Nous dansions le rock comme personne et nous riions très fort à belles dents. Nous prenions plaisir à nous foutre de la gueule des gens!  Nous guettions nos proies… faciles de préférence. Arrive un mec, que nous avions vite fait de qualifier de ringard ! Aujourd’hui on dirait : « un bolos » ! Nous l’attendions pour nous moquer !

Un fou rire nous prend ! On se regarde et le corps cassé en deux, on se tient les côtes : « Tu l’as vu celui-là ! Si j’étais lui, je ne me montrerais pas ! » Nous ne pouvions plus nous arrêter! Le pauvre mec n’était qu’un prétexte à se dilater la rate !  Le fou rire c’était notre kif ! Si nous avions été réglos nous l’aurions remercié d’être aussi minable et poussiéreux pour nous permettre de nous gausser pour pas un rond ! Un escabeau, un faire-valoir ! Nous en pleurions, nous en toussions… à nous étouffer ! Plus on se regardait et plus on riait. Cela dura dix bonnes minutes ! Dix bonnes minutes avant de reprendre nos esprit et de constater qu’il se passait quelque chose dans cette soirée.

Plus de musique ! Trop occupés à rigoler, nous n’avions pas  remarqué un attroupement , au bout du grand salon  ! Qu’avions-nous raté ? On s’approche, et que voit-on ? Au centre d’un groupe où l’on pouvait trouver les plus jolies filles agglutinées, il y avait notre, ringard, notre bolos !

Il possédait une voix grave, une voix virile et douce à la fois. Les mots qui sortaient de sa bouche étaient, comment dire… neufs… , des mots qui disaient quelque chose d’autre ! Des choses que nous ignorions, qu’il savait ! Ses mots racontait sans doute la vie, avec un mystère de poésie.  Il parlait et tous l’écoutaient ! Scotchés ! Il disait des vérités avec légèreté. Il usait d’un fascinant détachement. Parler était  son fort, séduire, sans doute son son sport. Nous étions au spectacle, il faisait un tabac !
Et d’un seul coup, d’un seul coup nous savions que les bolos, c’était nous !

Je crois que c’est ce jour-là que pour la première fois, je me suis  moqué de moi ! … Et depuis, je me porte mieux !

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25 février 2012

Conte à méditer 16 : L’oiseau et le paralysé

Filed under: COACHaZard Le jeu du Je ! — Jan Widger @ 12:49

Dans ce conte, je vous parle de plaisirs coupables et de peur de vivre ! Le développement personnel consiste aussi à s’affranchir des donneurs d’ordre, des faiseurs de sermons et de  dogmes. Le développement personnel c’est aussi s’affirmer pour penser et juger par soi-même de ce qui bien, de ce qui est mal !

– Moi dit l’oiseau, j’ai des ailes et je peux m’envoler quand je veux.
– Moi dit le paralysé on me les a coupées.
– Qui ça dit l’oiseau ?
-C’est le destin !
– C’est donc Dieu dit l’oiseau.
– Dieu sait parfaitement ce qu’il fait car Dieu est parfait.
– Comment peux-tu affirmer que Dieu est parfait dit l’oiseau?
– Sois logique dit le paralysé, si Dieu  était imparfait, il serait au même niveau que l’homme, alors n’importe quel homme se croyant parfait pourrait lui voler sa place.
– Et si Dieu était un oiseau dit l’oiseau.
– Ce n’est pas possible dit le paralysé, Dieu est tout puissant et l’oiseau qui a une cervelle d’oiseau, ne l’est pas.
– C’est bien vrai dit l’oiseau, trop de plomb dans la tête, ce n’est pas bon pour un oiseau. Nous autres les oiseaux, sur terre, nous comptons pour du beurre, mais nous volons, ce qui n’est pas si mal. Je suis triste pour toi car tu ne peux ni voler ni marcher. Tu est cloué dans ta maison. Qu’as-tu fais pour mériter ton sort.
– Dieu seul le sait ! Dieu, sans l’ombre d’un doute, m’a choisi parmi bon nombre de brebies méritantes ! Sans l’ombre d’un doute, répéta songeur, le paralysé qui était croyant. J’ai une explication sur la question. J’ai idée que c’est pour me préserver du péché d’orgueil!
– Ah ! Tu est orgueilleux dit l’oiseau ? Mais d’abord, c’est quoi l’orgueil ?
– C’est quand on n’estime que soi.
– L’aigle sur sa cîme qui fait sa loi sur les petits oiseaux, serait-il un orgueilleux ?.
–  Non les animaux sont dépourvus de malice et ils n’ont point d’orgueil. Sauf s’ils se prennent pour des hommes dit l’homme assis.
– Et le paon ? et le geai voulant se parer des plumes du paon? dit l’oiseau perplexe ! Puis il ajouta, soudain dépité et honteux, je me suis pris pour une nonpareille des Florides, un passereau chanteur à la voix à nul autre pareil, beau mais beau !
– J’ai dû, sans le savoir, vouloir ressembler à un aigle, un matador ou un matamore dit le paralysé soudain pensif et abattu… à une grenouille gonflée de vanité. Qui sait ? Sans mon handicap, j’aurais pu nuire à mes semblables ou les indisposer. Dieu dans sa sagesse, m’a évité tout le mal que j’aurais pu faire.
– Il a donc préservé les autres de tes méfaits, ça je le comprends, mais en quoi t’a t-il préservé toi ? dit l’oiseau.
– Il m’a épargné les remords ! J’aurais beaucoup souffert.
– Mais, il y a des êtres humains que les remords ne tourmentent pas, qui vous chassent et qui vous tuent.
– Ceux là sont sans foi ni loi. Ils vont directement en enfer, sans revenir à la case départ ! Dieu m’a fait grâce de cette tare ! J’aurais ma chance dans un autre monde.
– Ainsi il t’a rendu heureux malgré toi ! Mais dis-moi paralysé repentant, pourquoi le bon Dieu n’a -t-il pas donné de remords à toutes ses brebis ?  Pourquoi certains ont la sanction de leur conscience et d’autres ne l’ont pas ? Et pourquoi après, aller les torturer en l’enfer ? Et pourquoi la bénédiction des armées et des rabatteurs ? Et pourquoi….
– Je ne sais pas ! hurla le paralysé pour stoper ce qu’il voulait faire passer pour piaillerie, jacasserie, caquèterie et compagnie.
– Je ne sais pas. Seul le Mystère peut expliquer ! dit,  péremptoire, le paralysé !
– C’est ennuyeux dit le moineau. Puis se ravisant : en définitive vous avez réponse à tout. Il n’y a pas à dire, vous êtes bien plus intelligent que nous !
– Moi, je sais que je n’aurai pas fait de mal à une mouche ! dit le paralysé rasséréné.
– Moi j’aime bien les mouches dit l’oiseau !
– Je ne rêvais que d’espace, de rencontres et d’amour. Je voyais des pommes partout. Partout des pommes à croquer ! Des pommes en haut sous les soutien-gorges des femmes, des pommes derrière, sous leur culotte. La tentation était permanente de mordre dans la chair tendre. Je  donnais le mauvais exemple, bien évidemment !
– Je ne vois-là rien  de mauvais, dit l’oiseau.
– Toi tu es un animal, tu ne peux pas comprendre ! Je vais, quand même, essayer de te faire toucher de l’aile le péché prévisible. Imagine que tu sois bien au chaud au paradis mais que tu t’y ennuies. Ton bienfaiteur lui veut te garder à vie près de lui, blanc comme neige, doux comme un agneau, pure comme le nouveau né mais toi tu trouves que c’est bien long l’éternité quand rien ne vient créer l’évènement.
– C’est quoi un évènement !
– C’est une dispute de piafs pour avoir le plus gros ver, c’est une mare bien boueuse pour jouer, folâtrer, frétiller, te salir dedans, c’est roucouler, parader, courir l’oiselle en été et  volage, convoler avec une autre, l’été d’après.
– Je viens  d’apprendre grâce à toi que ma vie actuelle n’est qu’une série d’évènements. Je ne peux imaginer un paradis sans ces plaisirs simples ! Mais il est vrai que moi, je ne suis qu’un oiseau simplet !
– Suis mon raisonnement, fais un effort, imagine que tu veuilles connaître le monde et que tu succombes aux tentations, aux chant des sirènes, aux beaux discours des beaux parleurs, des hérétiques, des mages, des profiteurs, des gourous, des guides, des sectaires, des chefs de secteurs; imagines que ces gens-là avec leurs lyres, leurs flon-flons, leurs décors et leurs décorums, cherchent à te posséder avec des histoires de gentils et de méchants, des contes à t’endormir content, à t’emberlificoter, à embrouiller ta raison, ton sens du jugement, avant de t’enroler et te faire partir en croisade contre tes frères.
– Des oiseaux de mauvais augure, toujours prêts à faire renaître les vieilles zizanies entre frères, des volatiles, de basse-cour, de basses œuvres, de petits secteurs ! s’exclama l’oiseau indigné !
– Ou de petits partis, ou de petites nations, de petites chapelles, de petits clochers. Tu entends les clochettes, tu entends s’ouvrir la gueule du serpent à sonnette, prêt à t’avaler, à se nourir de toi et nourir ses ambitions.
– Mais moi je ne fais aucun  mal dit l’oiseau !
– Tu crois ça ! Tu voles ! Et ce n’est pas bien. Tu leur fais de l’ombre, tu leur retires du soleil en passant. Et puis y a les oiselles, tu te trémousses avec elles. Il a suffit d’un bécot à Eve pour mettre le paradis à feu et à sang. Les hommes, et crois-moi, les oiseaux aussi, voudront toujours plus de plaisir. On se dispute la jouissance puis la puissance et la gloire. Il faut tirer des enseignements de l’histoire…. Et puis tu copules comme une bête et tu fais des envieux, ce qui est un péché impardonnable !
– Quel cauchemar dit l’oiseau ! Je préfère ne point m’envoler, ne point jouir de cette liberté maudite qui me conduirait à ma perte. Que le Dieu des oiseaux me coupe les ailes sur le champ, que je reste dans sa maison. Je lui promets d’être sage. Je lui promets, dorénavant, l’innocence de l’enfant  et l’immobilité du paralysé. Loin de moi l’oiselle pernicieuse, la femelle diabolique qui féconde le malheur !
–  Tout cela est bien angoissant dit le paralysé !
– Oh que oui dit l’oiseau, j’en ai froid dans le dos !
– Ah! si nous pouvions revenir en arrière, bien au chaud dans le ventre de notre mère ! dit le paralysé.
– C’était le paradis ! dit l’oiseau.
– Pourquoi donc fallait-il naître ? soupira le paralysé !

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24 février 2012

Histoire pédagogique 15 : La peinture de Picasso

Filed under: COACHaZard Le jeu du Je ! — Jan Widger @ 09:18

Picasso est-il un génie, un provocateur ? S’est-il moqué du monde ? Beaucoup se posent encore ces questions. Voici deux histoires sur Picasso que je soumets à votre réflexion.

La première : Lors d’une de ses expositions, un admirateur vient trouver Picasso et lui dit : « Maître, vos toiles m’impressionnent, j’y vois tant de choses ! Plus je les analyse et plus elles me parlent  ! »
Et Picasso de lui répondre : « Je vous écoute, dites-moi tout ! J’avais hâte de comprendre ! »

La seconde :  Lors de cette même exposition, un visiteur dit à son fils de huit ans : « C’est facile de faire ça ! Je suis sûr que tu pourrais en faire autant ! » Et son fils de lui répondre : « Moi peut-être, mais je crois que toi non papa ! »

Cette seconde histoire est ma variante d’une autre qui était plus explicite et qui disait, à peu près ceci, : « Le génie de Picasso est de faire croire qu’il peint comme un enfant, ce qui n’est pas à la portée d’un enfant qui lui, ne peut faire autrement que de peindre comme un enfant ! ». Allo ! Etes-vous là ? Me suivez-vous ? 😉

C’est comme ces grands comédiens, fort subtils qui jouent comme personne les abrutis. Je pense à ce cher Jacques Villeret dans « Un dîner de con ». Encore que ce « con » ne l’était pas toujours et tellement touchant ! C’est comme les tableaux de Picasso. Ils vous  touchent ou ils ne vous touchent pas !

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23 février 2012

Histoire pédagogique 14 : La vieille femme indigne !

Filed under: COACHaZard Le jeu du Je ! — Jan Widger @ 08:36

Murée dans le silence,
Dans un coin sombre de l’hospice
La vieille femme sentait la pisse.
Quand je devais m’en approcher,
J’arrêtais de respirer.

Un jour qu’il faisait beau,
L’humeur bien disposée,
A la vieille dame je proposai
De poser un moment son fardeau :
« Je viens vous écouter
Parler de votre existence,
Pour faire connaissance,
Pour reposer votre esprit et votre dos,
Si le cœur vous en dit ! ».

Elle leva les yeux vers moi,
Me sourit et me raconta sa vie,
Sa vie téméraire,
De résistante pendant la guerre,
Elle me dit ses frayeurs, ses colères,
Ses espoirs éphémères.
Une femme de passions,
Une femme d’exception !
Elle fleurait bon l’aventure !
Belle, ardente, vivante,
Vivante, je vous le jure !

Nous l’ignorions !
Nul ne l’avait subodoré !

Ah, oui, les odeurs ? Et puis après ?
Dans un pays de liberté, chèrement payée,
N’aurait-on pas le droit de pisser,
De pisser, quand on ne peut plus pleurer ?

Moralité : Pour sentir et pressentir arrêtons de pincer le nez !

Cette histoire est vécue. J’étais alors jeune soignant ! Je me souviens que cette vieille femme isolée ne le fut plus jamais, cette vieille femme prostrée ne le fut plus jamais. Et «miraculeusement », elle se mit à sentir bon !
Tout ça pour dire (mais qui ne le sait pas ?) que nos préjugés tombent quand nous faisons l’effort d’approcher les gens pour mieux les connaître. Et pour dire encore (on le sait moins !) que le fait d’entamer une démarche positive auprès d’une personne « éteinte « … pourrait , bientôt, « la rallumer ! ». Même si parfois, ce n’est pas gagné d’avance !

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22 février 2012

Histoires pédagogiques 13 : L’homme pressé a cessé d’exister !

Il s’interdit de s’attarder,
De se poser un court instant.
Happé par le mouvement
Et la vitesse de l’élan.
Il ne se voit plus.
La réflexion, ça mange le temps
Pressé d’additionner
A défaut de se multiplier,
De s’épaissir, de s’étoffer,
Il fonce et se défonce
Avide de performance
Sans plus se demander où il va, qui il est
Et pourquoi il est né.
Il veut prendre le train
Tous les trains…
En marche.
Alors, il marche, puis il court.
Il court mais n’avance pas
En vérité, il reste en rade
Sur tous les quais.

Moralité : A trop vouloir se dépasser, on  finit par se perdre de vue.

Les prises de conscience mettent du temps à nous bâtir… une sagesse ! Alors, ces quelques vers libres, je l’ai ai composés, un peu pour vous beaucoup pour moi. Une sorte de pense-bête !

21 février 2012

Histoire pédagogique 12 : L’estime de soi a ses raisons

Filed under: Connaissance de soi,Relations humaines — Jan Widger @ 15:46
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Honoré, avait une fille à marier, Hélène, et deux prétendants, Pierre et Paul, aussi beaux, aussi intelligents, aussi fortunés l’un que l’autre.
Hélène dit a son père : « Papa, je les aime tous les deux, je ne sais qui choisir !Fais-le pour moi, ton choix sera, j’en suis sûre, le plus judicieux ».
Pour se faire une idée, celui-ci  les invita tous les deux dans sa grande maison.
Le premier jour Pierre se baigne tout seul dans le lac privé et, pris de malaise, coule à pic. Honoré qui passait par là, plonge aussitôt et le ramène sur la rive, sains et sauf !
Le  jour d’après, loi des séries, c’est Honoré qui, paralysé par une crampe soudaine, manque de se noyer. Sans l’intervention de Paul, excellent nageur, il ne serait plus de ce monde.

La fin du séjour approche. Hélène vient trouver son père et lui dit : « Je sais qui tu as choisi pour moi ! C’est Paul qui t’a sauvé la vie ! ».  A sa grande surprise, Honoré a porté son choix sur Pierre. Pourquoi ?

Honoré a trouvé quelques justifications habiles qui ont su convaincre Hélène ! Mais au fond de lui-même il s’est dit :  « Si Pierre est mon gendre, il me considérera toute sa vie comme un héros méritant sa reconnaissance. Cela flattera mon orgueil ! Si Paul était mon gendre, ce serait lui le héros et moi le débiteur ! Mon amour propre ne le supporterait pas !

Etre ou ne pas être « le flamboyant » superman ? Etre ou ne pas être « le minable » gringalet qui appel à l’aide ? Telles sont les questions ! A vous les transpositions !

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20 février 2012

Histoire pédagogique 11 : Le théorème du singe

Filed under: Conte,Le développement personnel — Jan Widger @ 10:52
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Cette histoire qui circule sur le Web est tirée de Wikipedia

Cette histoire est présentée comme le récit d’une expérience scientifique comportementale menée sur des chimpanzés. Le théorème du singe est utilisé pour mettre en évidence le fonctionnement du conditionnement mental.

Une vingtaine de singes se trouvent isolés dans une pièce où est accrochée au plafond une banane et seule une échelle permet d’y accéder. La pièce est également dotée d’un système qui permet de faire couler de l’eau glacée dans la chambre dès qu’un singe tente d’escalader l’échelle.

Rapidement, les chimpanzés apprennent qu’ils ne doivent pas escalader l’échelle. Le système  qui déverse l’eau glacée est ensuite rendu inactif, mais les chimpanzés conservent l’expérience acquise et ne tentent pas d’approcher de l’échelle.

Un des singes est remplacé par un nouveau. Lorsque ce dernier tente d’attraper la banane en gravissant l’échelle, les autres singes l’agressent violemment et le repoussent. Lorsqu’un second chimpanzé est remplacé, lui aussi se fait agresser en tentant d’escalader l’échelle, y compris par le premier singe remplaçant.

L’expérience est poursuivie jusqu’à ce que la totalité des premiers chimpanzés qui avaient effectivement eu à subir les douches froides soient tous remplacés. Pourtant, les singes ne tentent plus d’escalader l’échelle pour atteindre la banane. Et si l’un d’entre eux s’y essaye néanmoins, il est puni par les autres, sans savoir pourquoi cela est interdit et en n’ayant jamais subi de douche glacée.

Cette histoire est utilisée pour symboliser par exemple la naissance et le fonctionnement de la « culture d’entreprise », des cultures familiales et des secrets notamment. Ce Théorème du singe tente d’expliquer par la parabole comment des situations ubuesques peuvent rester bloquées indéfiniment jusqu’à ce qu’un esprit révolutionnaire remette en question l’ordre établi.
Le théorème du singe a inspiré le titre du roman noir homonyme de Christian Blanchard, Le Théorème Du Singe, Éditions du Barbu, 2007.

Mon commentaire : Il nous faut à tous, des Spartacus, des indignés, des empêcheurs de tourner en rond pour démontrer que les être humains ne sont ni fourmis ni singes ! N’aurions-nous pas, merde alors, la capacité, individuellement, de peser sur le cours des conformismes. ces conformismes dessinés par de vieilles barbes égocentrées, sans imagination !

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18 février 2012

Histoires, contes et fables pédagogiques 10 : L’envol !

Filed under: Connaissance de soi,Relations humaines — Jan Widger @ 12:16
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Ecrite, ce samedi 18 février,
Au lever,
Une fable,
Pour changer

Adrien était un petit garçon, bien malheureux.
Son papa, en effet, ne le regardait pas ou très peu.
Qu’il fut sage et obéissant ou turbulent
Qu’il fut silencieux ou bien bruyant
C’était du pareil au même !
J’aimerais tant que mon père m’aime
Pensait-il, attristé !
Il ne savait plus quoi inventer
Pour mériter son intérêt.
Un jour il se mit aux acrobaties,
Aux sauts périlleux,
De plus en plus dangereux
Pour lui faire enfin lever les yeux !
Il voltigea en vain,
Mais tant et si bien
Qu’il apprivoisa la pesanteur,
Puis, comme les oiseaux,
Il parvint à prendre l’air,
Il apprit à décoller !
C’est alors que pour la première fois,
Vers lui, les yeux de son père se levèrent,
Pour bénir le grand exploit,
Son rêve, son espérance,
Son Adrien au sommet
Sa raison d’exister,
Pour lui qui avait tout raté.
Il cria : Adrien !
Il leva les bras, il s’agita,
Il dit : C’est papa, me voilà !
Mais c’était trop tard,
Adrien s’était envolé !

La morale de cette histoire ?
Vous n’aurez aucun mal à la trouver !
Sans doute un peu plus à l’écrire.
Dispensez-vous de rimes et de vers,
Mais de grâce, laissez un commentaire !

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17 février 2012

Histoire pédagogique 9 : cachez cette souffrance que je ne saurais entendre !

Filed under: Relations humaines — Jan Widger @ 11:33
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Cette histoire est vécue.  Lors d’une formation, je sensibilisais des soignantes sur la qualité d’écoute qui favorise ou non l’expression des personnes « en souffrance ».  Je donnais un exemple : « Quand on écoute une patiente qui visiblement a besoin de livrer ses tourments, on commet fréquemment l’erreur de dire, trop vite : « Ce n’est pas grave ! », croyant apaiser cette personne.  Il est important  d’écouter les paroles chargées émotions  qui ont besoin d’être libérées ».

A ce moment une soignante dit tout haut : « Il faut que je vous avoue une bêtise. J’ai tellement l’habitude de dire  « Ce n’est pas grave ! » qu’hier une malade âgée me dit : « Je crois que je vais bientôt mourir! », et moi connement, je lui  réponds : « Ce n’est pas grave ! »

Sans commentaire !
Enfin, un petit commentaire tout de même ! Le plus beau cadeau que vous puissiez faire à une personne submergée d’angoisses, c’est de vous montrer disponible pour écouter « ses mots pour les dire ».
Et c’est alors que vous aurez votre récompense. Vous pourrez entendre, au bout d’un moment, si vous avez su garder le contact : « Merci de m’avoir écouté(e), vous m’avez fait beaucoup de bien! »

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